Tuesday, October 9, 2018

Ford Mustang GT 2018 : la recette parfaite

La version GT de la Mustang propose un équilibre auquel le modèle ne nous a jamais habitués


Source : Auto123.com

Auteur : Dan Heyman , 2018-10-06




Il y a beaucoup de très bonnes voitures sur le marché aujourd’hui. Nous avons atteint un moment dans l’histoire de l’automobile où la concurrence est tellement forte qu’il est risqué pour les constructeurs de tourner les coins ronds. En fait, il leur est impossible d’être statique sans se retrouver loin dans les priorités d’un consommateur. C’est cette réalité qui fait qu’on dénombre tant de véhicules de qualité sur le marché. En revanche, ce dernier est devenu à ce point paritaire qu’il est difficile pour un modèle de se démarquer en tant qu’exception… et d’être reconnu comme tel.
Ces exceptions existent, toutefois, et ce qui suit va vous le prouver, ingrédients à l’appui.

Ingrédient numéro 1 : le style
L’année 2018 est marquée par un rafraîchissement de mi-parcours pour la Mustang qui voit sa grille être redessinée pendant que ses phares aux D.E.L. changent la mine du faciès. L’allure générale du véhicule demeure la même, toutefois ; long capot, lunette plongeante à l’arrière et fessier légèrement relevé. C’était encore plus évident sur mon modèle d’essai qui était équipé de l’aileron, inclus dans l’ensemble Performance, livrable en échange de 3700 $. Ma voiture, habillée d’un jaune rainuré et de jantes noires, a attiré beaucoup de regards, elle qui semblait sortie d’une autre époque. Peu de modèles peuvent se targuer d’offrir une telle allure dès leur premiers pas hors du concessionnaire. Ç’a toujours été le cas, et la beauté de la chose, avec la Mustang.

À l’intérieur, le style est aussi irrésistible et marie le passé et le présent. Prenez le volant, par exemple. Son approche à trois branches et ses moulures nous renvoient clairement en 1965. En revanche, ce dernier est également rempli de boutons pour la sélection du régulateur de vitesse, de l’ordinateur de bord et d’autres paramètres. Personnellement, je me débarrasserais de tout cela pour ne conserver que les trois branches, mais même la Mustang doit être de son temps. De plus, c’est sur ce même volant que l’on retrouve un bouton décoré du logo de la Mustang. Ce dernier nous donne accès à un autre menu ; j’y reviens. Concernant les autres ajouts en 2018, mentionnons un nouveau fini satiné qui remplace celui de chrome plastifié, un volant chauffant (les consommateurs canadiens vous remercient, Ford), ainsi qu’un bouton départ/arrêt pourvu d’une fonction de vibration.

Et pour en revenir à ce bouton « Mustang », il vous donne la chance de modifier les paramètres du nouvel écran d’instrumentation numérisé, en plus d’apporter certains ajustements, comme le son qu’émettent les pots d’échappement. Bien qu’il soit possible de tout régler à partir de cet écran, il est aussi possible de le faire via des commutateurs localisés sous l’écran du système multimédia. Ceux-ci permettent de sélectionner le mode de conduite, y compris celui pour la direction. Naturellement, je me suis amusé avec ces derniers en plusieurs occasions ; il est seulement dommage que l’échappement ne profite pas aussi d’un contrôle unique.

Lors de mon essai, j’ai plus souvent ajusté le son de l’échappement que la fermeté de la direction, simplement parce que c’est hallucinant de pouvoir le faire. En fait, le son est ajusté à la perfection, peu importe qu’il soit à son niveau le plus bas ou au plus élevé. On parle ici d’une trame digne des meilleures qu’Hollywood peut nous produire et cela a toujours été une signature importante de la Mustang et des muscle car en général.

Ingrédient no 2 : le moteur V8
Le moteur V8, bien sûr, c’est le cœur d’un muscle car ou d’un pony car. La Mustang peut être commandée avec un 4-cylindres turbo, mais avec la livrée GT, le seul choix, c’est le V8 de 5 litres. Ce dernier produit 460 chevaux et 420 livres-pieds de couple, ce qui est suffisant pour atteindre les 100 km/h en moins de quatre secondes. C’est extrêmement rapide ! Du matériel de courses d’accélérations, en fait, et ce qui est le plus impressionnant, c’est que tout ça est livrable à un prix un tantinet sous les 36 000 $. Ces performances peuvent être réalisées avec le concours de vos deux jambes (une boîte manuelle à six rapports est de série) ou une transmission automatique à dix vitesses. Cette dernière, essayée dans le passé, ne serait pas mon premier choix, et de loin.

Cependant, elle fait un bon travail grâce à la proximité de ses rapports et ses palettes au volant. Quant à la manuelle, la course de l’embrayage est plus prévisible et facile à gérer que jamais et bien que ce ne soit pas une voiture facile à conduire à basse vitesse en milieux urbains, on a droit à une amélioration par rapport aux années antérieures.

La voiture donne aussi l’impression d’être plus rapide. Nous avons fait allusion plus tôt au 0-100 km/h, mais c’est la nature d’une bête pourvue d’un moteur V8 atmosphérique ; de la puissance, toujours, tout le temps, peu importe le rapport qui est engrangé. Le bloc est en réalité monstrueux et nous rappelle pourquoi on a acheté un modèle à moteur V8 ; il nous rappelle aussi que la vie serait difficile avec la mécanique EcoBoost.

Ingrédient no 3 : la tenue de route
Nous savons tous à quel point la transformation sous la voiture a été majeure en 2015 avec la perte de l’essieu rigide au profit d’une suspension indépendante moins conçue pour la piste, mais résolument plus moderne. Ce n’est pas une nouvelle si vous suivez l’actualité entourant la Mustang depuis sa naissance.

Ce que l’année 2018 amène à la version GT, c’est un ensemble d’amortisseurs magnétique offert en option à 2000 $. Ces derniers ont fait leurs débuts sur la dernière Shelby GT350. Maintenant que la version GT en profite, elle propose désormais la tenue de route qui est nécessaire avec toute cette puissance qui se cache sous le capot.

À tel point que les virages sont maintenant négociés avec une stabilité jusqu’ici jamais expérimentée au volant d’une Mustang. En prime, la voiture semble plus légère, ce qui confère au pilote une bonne dose de confiance. On ressent toujours une certaine torsion du châssis, chose à laquelle la Mustang nous a habitués, mais à moins de vraiment chercher à la déstabiliser, ce n’est pas un problème. Puis, lorsque vient le temps de ralentir, les amortisseurs s’ajustent en conséquence et ajoutent le confort nécessaire pour que l’expérience soit plus agréable. Les lettres GT ont toujours signifié Grand Touring, et avec l’ajout de ces nouveaux amortisseurs, la nouvelle Mustang leur fait honneur plus que jamais.

Ingrédient no 4 : la technologie
La technologie n’est peut-être pas la chose à laquelle on songe le plus lorsqu’on imagine un muscle
car, mais puisque nous sommes en 2018, on ne verra quand même pas une voiture se pointer sur le marché sans un système multimédia moderne… ainsi que quelques aides à la conduite. Diable, même la McLaren 570S peut être livrée avec la lecture Bluetooth en continu.

Le système SYNC3 s’est rapidement hissé parmi les meilleurs sur le marché grâce à ses graphiques modernes, son écran de huit pouces (les modèles EcoBoost reçoivent celui de 4,2 pouces, toutefois), et son caractère convivial. Il est possible d’ajouter les applications Apple CarPlay et Android Auto, mais je me suis retrouvé plus souvent à utiliser le système de la voiture en tant que tel, plus que j’ai l’habitude de le faire. Si vous souhaitez que le son de la chaîne audio rivalise d’adresse avec celui de l’échappement, une chaîne signée Shaker, équipée d’un caisson de grave, peut être ajoutée au modèle. Celui que j’avais à l’essai n’en profitait pas.

Et puisqu’on parle d’écran, pour 2018, Ford a complètement redessiné celui regroupant les cadrans de la voiture. Ces derniers peuvent être personnalisés pour refléter notre humeur.

j’aime bien l’option qui permet au tachymètre de prendre la forme d’une bande au-dessus des cadrans. Ce dernier devient facile à lire et transforme en événement chaque changement de rapports. C’est bien fait et à la mode. Si certains préfèrent des cadrans plus traditionnels, les graphiques plus conventionnels prennent une allure légèrement rétro.

Ingrédient no 5 : l’engagement
Après tout ça, ce qui reste, et ce qui rend la Mustang si incroyable, c’est son caractère authentique et transparent. Pas de cachettes avec elle. Elle est une des rares voitures à être si unique sans pour autant avoir été peinturée dans un coin. Dans le cas qui nous intéresse, l’allure rétro, le moteur V8, la propulsion et la boîte manuelle ne sont pas à négliger.

Les seuls clins d’œil qu’elle fait à la modernité sont visibles à travers son système multimédia et le fait qu’on s’est débarrassé des mauvais baquets qui équipaient le modèle, du châssis au comportement imprévisible et du confort qui rappelait les muscle car des années 60 et 70. Voilà qui est rafraîchissant. De plus, avec les décisions récentes de Ford de cesser la production de ses voitures au profit de VUS, un type de produit à l’antithèse de la Mustang, la tâche de conserver son fleuron à flot sera encore plus difficile. Cependant, si on décide de maintenir la tendance actuelle, tout va bien aller.



Conclusion :

Merci a auto123.com et Mr. Heyman pour ce bel article.







Sylvain
propriétaire
mustang-only.com